samedi 21 octobre 2017

Je ne veux surtout pas être compris car être compris c’est être circonscrit, c’est être classé, c’est être oublié.

jeudi 21 septembre 2017

Eléments de biographie de GOULVEN, sculpteur au long cours


       Certains vivent pour faire du mal à leurs ennemis, d’autres pour faire du bien à leurs amis. Je fais partie du second groupe et mes amies se nomment : légèreté, futilité, fluidité, élégance, beauté.       Certains  se réfugient dans la solitude parce que le monde tel qu’il est les attriste, les inquiète, leur fait mal. J’aime le monde tel qu’il est, la société des hommes m’attire et souvent me réjouie. Je suis
d’une nature contemplative et mon égoïsme sans bornes me permet de ne pas voir, de ne pas sentir, de ne pas entendre tout ce qui pourrait m’attrister.
J’aurais pu mener une vie de sybarite si aux alentours de ma vingtième année je n’avais été atteint d’une folie de type mégalomaniaque et incurable se caractérisant par la conviction d’être investi par les dieux et les diables d’une mission  d’ordre esthétique. Pour éviter que la société ne m’enferme pour folie furieuse, je me suis moi-même enfermé dans mon atelier.Durant quarante années c’est dans la solitude de l’atelier que j’ai élaboré une technique et de cette technique ont découlés un style, une esthétique,  une forme. Mon propos fût d’établir un rapport frontal à la matière en utilisant l’outillage le plus rudimentaire possible.La matière c’est la plaque de tôle fine (1mm, 1,5mm d’épaisseur). Les outils sont la disqueuse et le poste à soudure. Ma technique pourrait se résumer à trois phases. Je provoque une faiblesse, j’impose une tension (parfois une pression) et la courbe se matérialise, parfois concave, parfois convexe, mais toujours infinie et libre, puis les points de soudure rigidifient, fixent la forme.Comme dans une belle machine, rien de décoratif, rien de maniéré, rien d’inutile au fonctionnement. L’émotion doit provenir des accidentalités.Durant quarante  années j’ai pu vivre et travailler grâce aux commandes initiées par quelques architectes éclairés.  Pour cela j’ai parfois  adapté ma sculpture de façon à ce qu’elle réponde à une fonction pratique, mais sans jamais accepter que la fonctionnalité nuise à l’esthétique. J’ai ainsi réalisé des sculptures pouvant servir de portes, de murs, de grilles, de tables, chaises, bancs, tabourets…J’ai été choisi en 2007 pour donner une âme à la rénovation d’un hôtel milanais  et en 2002  pour créer un escargot devant symboliser la politique étrangère suisse, j’ai collaboré avec un groupe d’architectes parisien à un projet de requalification d’un silo à blé,  durant dix ans, de 1992 à 2002 eut lieu au mois d’aout sur le golf de La Garde, le Trophée Goulven pour lequel je réalisais chaque années les trophées récompensant les vainqueurs des diverse catégories,  en 2014, à la demande de l’Institut Français du Bénin je suis intervenu à Cotonou auprès de jeunes sculpteurs béninois.Je pense que durant toutes ces années mon propos fût non pas de montrer ma sculpture, mais d’utiliser celle-ci comme un outil ayant le pouvoir transformer un lieu, de lui donner une âme, ce qui peut expliquer que j’ai très peu exposé. La dernière expo en date eut lieu Cité Radieuse Le Corbusier, à Marseille en 2010  http://www.goulven-sculpteur.com/docs/Catalogue-Goulven-Lecorbusier.pdf  Entre 1992 et 2005 j’exposais régulièrement dans la Galerie Lilo Marty à Saint Paul de Vence et Lilo Marty ayant eut la merveilleuse idée en 1995 de me faire réaliser une sculpture  horizontale, c'est-à-dire le sol de sa galerie,  jusqu’en 2005 (date de la fermeture de la galerie) ce lieu fût pour moi une vitrine permanente dont découlèrent les principales commandes.





http://www.goulven-sculpteur.com/interview.htm#archi

Sculpture bas relief, bureaux de l'architecte Richard Guilhem à Cannes



L'éternel départ.

Les chevaliers errants, 1997. Photo Catherine André.



lundi 11 septembre 2017

La plaque de tôle est vivante. Goulven ou la psychanalyse du fer.

Sculpture murale. Photo Guy Barsotti
 Dans le hall de la "Cité Radieuse" Le Corbusier, à Marseille. Photo Matthieu Dorel
                                               urale

Lorsque je déambule dans la rue, de la même manière que mon portable cherche à se connecter à la borne de mon opérateur qui dans les parages émet le meilleur signal,  je cherche à me connecter à la beauté qui dans les parages…Avant le TGV, ses réservations obligatoires et ses sièges sans vis-à-vis alignés à la queue  leu leu comme dans un autocar ou dans un avion, je me positionnais en bout de quai, du coté où arrivait la locomotive. Malgré la grande vitesse du convoie entrant en gare mon regard perçant humait plus qu’il ne distinguait  au travers les vitres des compartiments une où deux beautés, tandis que mon cerveau enregistrait le numéro du wagon. J’allais ensuite m’asseoir face à l’une des beautés aperçue quelques minutes avant, prenant l’attitude de celui qui se trouve là tout à fait par hasard. Pas un regard pour la beauté. Je prenais un air absorbé, fouillais ma valise pour en sortir un livre et faisait semblant de me plonger dans la lecture mais en fait je guettais le moment propice pour sortir de mon mutisme et entrer en relation avec la beauté. Si je vous raconte cela pour vous aider à comprendre mon rapport à la matière qui est du même ordre. Pour moi la plaque de tôle est vivante, douée de sensibilité et de mémoire.  C’est de ma relation avec elle que va jaillir la sculpture. Jamais la reproduction d’un croquis, jamais l’agrandissement d’une maquette. La plaque de tôle est vivante, il faut qu’elle me plaise et je dois la séduire.  

samedi 9 septembre 2017

La petite Reine et le Cyclosaure

Quarante milles millénaires avant le Dinosaure, le Cyclosaure se propulsait sur la glace à l'aide d'une roue crantée unique située à la place des membres postérieurs. Les membres antérieurs étaient rigides et se terminaient par des patins. Contrairement à des idées reçues, la roue précéda la jambe dans le règne  animal et son invention par l'homme ne fut pas une évolution mais bien plutôt une régression. Ainsi, ce que l'on pense être une invention n'est bien souvent qu'un retour à l'archaïsme. 








Travail réalisé sur le thème de la bicyclette pour la soirée thématique 
http://lamarbrerie.fr/la-petite-reine/ 

dimanche 1 janvier 2017

Goulven, le rêveur des navires

Photo Michèle Bavoillot
Le rêveur des navires 1991 Titre emprunté au Magnifique roman d'Alvaro Mutis. Photo Thierry Nigoghossian.