dimanche 23 septembre 2012

Confort, bonheur, architecture.








L'architecte, l'urbaniste, se doivent de rendre sensible, visible, voire musicale, la beauté du geste déambulatoire; de créer une architecture qui invite et incite l'usager à se mouvoir élégamment, à se mettre en valeur, à voir et à être vu. Le pseudo confort qui imperméabilise, qui insonorise et conditionne l'air, va contre le bonheur à long terme car il enferme l'être humain dans son corps et dans son esprit. Il le rend insensible à toute influence directe, non virtuelle, du monde réel, du monde qui l'entoure et favorise le fonctionnement de sa pensée en vase clos, fonctionnement hermétique qui à plus ou moins long terme provoquera la dépression, voir la folie.

lundi 17 septembre 2012

Le lien manquant 1991


La culture est en train de tuer l'art

Séparer le politique du poétique n'est pas viable à long terme. La politique est quelque chose de noble (on peut penser le contraire, mais dans ce cas on se doit de remettre en question la démocratie et la république) et la noblesse ne peut se concevoir sans la poésie, la beauté et l'élégance. Actuellement le devant de la scène politique est occupé par des agités qui ne sont même pas des caricatures, mais prennent modèle sur les caricatures des hommes d'état dont ils prétendent incarner et défendre les valeurs.
La culture est en train de tuer l'art, car faisant de lui un produit que l'on entrepose, que l'on enferme dans des lieux créés à cet effet, des lieux de tolérance, elle lui interdit de graver son emprunte sur le politique. 
Dans l'antiquité, l'art n'existait pas en tant que tel et n'avait nul besoin se musées ou de galeries. L'art caractérisait plutôt l'excellence, le sommet d'une activité humaine. Artiste était celui qui excellait dans son métier, c'est à dire qui en maîtrisait tous les aspects. On dit toujours en parlant d'un viaduc: un ouvrage d'art.
Il ne s'agit bien sûr pas de revenir en arrière car l'histoire ne rebrousse jamais chemin, mais d'essayer de comprendre pourquoi en France depuis, disons le milieu des années 1960, un homme politique dés qu'il met tant soit peu de lyrisme, de passion, de poésie dans son discours, dés qu'il ose parler de force, de beauté, de grandeur, se fait taxer de farfelu, de dangereux, voir de fasciste. 


Quand de Gaulle disait par exemple: "La France ne se conçoit pas sans la grandeur", personne n'aurait osé lui dire sérieusement que c'était là des propos fascistes. Et pour cause...