vendredi 12 février 2010
Nature recomposée
-De l’improbable accouplement du feu et de la pierre naquit le fer, maître de l’ombre et des ténèbres, instrument satanique de la violence et de la mort. Depuis ce jour l’homme quelle que soit son degrés d’évolution, son mode de vie, ses convictions politico-religieuses, n’a cessé de l’opposer au bois, à l’arbre, à la forêt source de régénérescence éternelle, symbole de douceur maternelle de puissance patriarcale, de respect des ancêtres, de savoir infini.
-Est-ce l’humain qui sur ces deux matériaux antagonistes projeta sa force et sa faiblesse, sa violence et sa douceur, son instinct de mort et son instinct de vie ? Est ce l’antagonisme de ces deux éléments qui au cours des âges façonna le caractère de l’homme ?
-Lorsque le bois et le fer s’allient dans la complicité ils forment des couples diaboliques : le manche de la hache du marteau ou de la faux, le pommeau de l’épée, la crosse du fusil ou du révolver.
-C’est en nous immiscent à l’intérieur de la relation fer/bois, faite de tensions, d’amour, de complicité et de haine que nous allons sculpturalement parlant intervenir dans l’univers sylvestre. Le but n’est pas de montrer des sculptures au milieu des arbres, mais de mettre en évidence, de faire ressortir toute la poésie de la grande saga qui depuis des millénaires unit le fer au bois.
-Composer une musique d’acier et de feu, faire danser les arbres.
Goulven 2009
mardi 17 novembre 2009
lundi 22 juin 2009
dimanche 14 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
Démocratie et pollution
L’automobile c’est un peu comme la démocratie. Merveilleux outil de liberté porteur des rêves les plus sublimes, fruit du génie de l’occident qui au fur et à mesure qu’il s’éloigne du divin, dompte la matière, organise la société pour le plus grand bien être de tous.
Puis l’idéal devient peu à peu une nécessité envahissante et polluante, un produit commercial que l’on exporte, dont on vante les qualités par la publicité, que l’on impose par la force et la violence.
De par la sédentarité qu’elle permet, voir qu’elle impose, l’automobile favorise l’obésité, l’enlaidissement des populations et ruine la santé publique par les accidents qu’elle provoque. Alors il faut bien restreindre les libertés par de multiples interdictions, par une surveillance accablante, par des taxes financières prohibitives.
Les idéaux ayant été détruits par le fait même qu’ils se sont matérialisés puis vulgarisés, il est urgent d’en rêver de nouveaux. Sans cela il nous faudra accepter la victoire des forces réactionnaires et le retour à la carriole. Goulven 2009
Puis l’idéal devient peu à peu une nécessité envahissante et polluante, un produit commercial que l’on exporte, dont on vante les qualités par la publicité, que l’on impose par la force et la violence.
De par la sédentarité qu’elle permet, voir qu’elle impose, l’automobile favorise l’obésité, l’enlaidissement des populations et ruine la santé publique par les accidents qu’elle provoque. Alors il faut bien restreindre les libertés par de multiples interdictions, par une surveillance accablante, par des taxes financières prohibitives.
Les idéaux ayant été détruits par le fait même qu’ils se sont matérialisés puis vulgarisés, il est urgent d’en rêver de nouveaux. Sans cela il nous faudra accepter la victoire des forces réactionnaires et le retour à la carriole. Goulven 2009
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