Photos Olivier Placet
Photo Guy Barsotti
Photo Eric Pineau

L’ECLAT
DU SILENCE.
Des brillances, des
soupçons de nuages glissent, passent sur les bas-reliefs et sur une sculpture
de Goulven, c’est un hommage vibrant à la lumière et ses reflets changeants qui
est exposé à la galerie Hic & Hoc à La Ciotat.
Des paysages abstraits se
détachent des murs avec la délicatesse de bijoux, y alternent des lucarnes
métalliques, des fenêtres ouvertes sur l’imaginaire, ce sont tantôt des miroirs
de fer sombre, tantôt des miroirs de laiton qui capturent la lumière du soleil.
Chaque pièce devient
miroir, non pas de soi, mais du monde tel que la lumière le révèle.
Il faut voir Goulven
caresser avec amour ses créations, comme s’il réveillait en elles une mémoire enfouie.
Chaque pièce semble respirer, vibrer sous les doigts de l’artiste, comme si la
matière elle-même se souvenait de la lumière. Des blocs de métal à la fois
bruts et délicats, traversés de veines dorées, comme si le soleil y avait
déposé sa signature.
Les bas-reliefs, loin
d’être figés, s’animent selon l’heure du jour, l’avancée du soleil. Au milieu
du jour, ils s’éclairent d’un feu minéral, au crépuscule, ils deviennent des
fragments d’ombre, reflets changeants.
Cette exposition révèle
une alchimie rare, celle qui transforme le métal en émotion, le relief en
récit. Goulven ne sculpte pas seulement les formes, il façonne des silences,
des attentes, des éclats de souvenirs. On ne regarde pas ses œuvres, on les
écoute, on prend le temps de la contemplation.
Je connais Goulven et
je sais qu’il ne façonne pas seulement la matière, il la laisse parler,
respirer, il ne veut pas lui imposer sa volonté, il la guide avec une tendresse
presque rituelle. C’est une chorégraphie silencieuse de l’artiste avec ses
créations, où chaque geste semble réveiller une mémoire enfouie et ancienne.
L’exposition invite à
une traversée sensorielle, où le relief devient récit et la sculpture est un
astre tombé du ciel.
Et quand on quitte la
galerie, on emporte avec soi une lumière étrange, celle qui ne vient ni du
ciel, ni des lampes.
José
Maria MARTIN MARCOS, à La Ciotat le 18/10/25
Bérénice Vidal Sanz
Photo Eric Pineau
Photo Guy Barsotti
Serait-ce la longue
chevelure de quelque naïade qui ondoie sur la surface brillante ? La nymphe accorde l’ivresse à celui qui la
contemple. Guillaume Apollinaire a chanté le pouvoir sensuel des ondines, ces
fées aux cheveux verts qui incarnent l’été. Les courbes sacrées et
ensorceleuses émergent du laiton comme
la promesse d’un songe heureux. Sortilège de la contemplation, la
sculpture devient poème.
Isabelle
Amarante, Avril 2025
Installation dans le jardin d'une villa cannoise où elle vivra sa vie.